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Rat de Masanao de Kyoto

Quelques faux qui peuvent rapporter gros…                        Some fakes that can pay off…

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

This signature is most unlikely and was never carved by a Japanese. It supposes to be read Mondo   主 水  in the first kanji the 2nd horizontal line is short and in the 2nd Kanji has 4 strokes and the second one starts horizontally and the 4th does not end in a loop but comes back down the first, that should have smell a rat, that should raise a contention issue because it  doesn’t add up as well as the pseudo break of the foot. The skill of the carver is obvious and contrasts with the awkwardness of the signature, the strokes are poorly done and this name is an honorary title from the Nara era of a water management official.

Cette signature est invraisemblable et n'a jamais été tracé par un Japonais qui aurait su que dans le premier kanji 主le 2ème trait horizontal est court et dans le 2ème Kanji 水

    Le caractère pour l’eau a 4 traits et se trace ainsi                                             le second trait commence à l'horizontale et le 4ème ne finit pas par une boucle, rien que cela aurait dû mettre la puce à l'oreille de l'acheteur, de même que la pseudo cassure au pied. L'habileté du sculpteur est évidente et contraste avec la maladresse de la signature, le trait repris est mal fait et ce nom est un titre honorifique de l'époque Nara d'un fonctionnaire qui controllait l'eau.  

L’Indonésie est un beau pays avec de bons sculpteurs mais qui n’ont aucune notion de l’écriture  Japonaise…                      

 Celui ci-dessous a une autre origine que j’ignore pour l’instant. 

 

Au Japon il n'y avait pas de phacochères et de telles dents n'ont jamais été importées au cours de 

la période Edo, le sanglier a une dent dont la section est triangulaire alors que la section de celle du phacochère ressemble à une tranche de cake

Le phacochère (Phacochoerus africanus) est une espèce de porc sauvage qui broute dans la savane. Ce faux, d’un sculpteur utilisant les dents d’un animal africain qui n’ont jamais été importées au Japon à l’époque Edo, a une patine incroyablement bien faite. Mais il ne connaît pas les caractères japonais, ceux de sa signature n'existent pas et ne font que leur ressembler. 

 

There were no warthogs in Japan and such teeth were never imported during the Edo period, to the best of anyone’s knowledge, warthog (Phacochoerus africanus) is a wild pig species grazing on the savanna. This is a forgery with the carver using an African animal whose teeth never came to Japan.  It is well carved and even the inlaid eyes look good. But he does not know the Japanese characters, those which he carved do not exist but only look like japanese. However, the patina is incredibly well done.

 

These Toyomasa were made by a right-handed man and we have many written proofs that the father never carved ivory. It was his son who was left handed who did. Depending on the subject it is more or less easy to see if it was carved by a right-handed man. Here the rabbit with black yes is a fake but it is difficult on a photo to explain why the carver was right-handed. May be you can see that it is stiffer than the one with red eyes… but it is difficult on a photo to explain why it was sculpted by a right-handed carver. It is difficult to see if the signature is that of a left-handed man on a curved surface but very easy when the surface is flat. For a left-handed it is not natural to make a horizontal line that goes up. There are places where the right-handed does not go and vice versa it would be easier to explain pieces in hands. I saw a letter from Toyomasa to a client explaining that Mitsuhiro is sick and that he must wait for his tobacco pouch, until he has received the inlays that are made by Mitsuhiro, because he does not carve ivory. This letter was sent to a choya whom I met a descendant.

Ce netsuke de Ko Bass, un bon sculpteur hollandais contemporain qui l’a signé, a vu sa signature disparaitre pour être vendu comme ancien et non signé...

This netsuke by Ko Bass, a good contemporary Dutch carver who signed it, saw his signature disappear to be sold as old and unsigned ...

 

Mais ceci ne date pas d’aujourd’hui, les faux, mot que j’attribue à toute sculpture manifestement faite ou modifier pour tromper, ont commencé avec Yamanaka. Le fondateur de Yamanaka & Co. est né Adachi Sadajiro (安達 定 次郎) en 1866 et a commencé à travailler comme apprenti chez Yamanaka Kichibei (山 中 吉 兵衛), antiquaire à Osaka. Sadajiro a travaillé dur et a finalement épousé la fille aînée de Yamanaka et a pris le nom de famille de Yamanaka. Ayant observé les occidentaux fréquenter les antiquaires nouvellement ouvert, il a vu une opportunité de promouvoir l'exportation de produits japonais et a pensé à ouvrir des boutiques à l'étranger. Il a embauché un certain nombre de netsuke-shi, qui étaient sans emploi, comme Mitsusada et Mitsushige, tous deux élèves de Mitsuhiro pour fabriquer les netsuke que les occidentaux recherchaient et les a fait signer du nom de leur maître pour les vendre aux collectionneurs. Les acheteurs voulaient être sûrs de ce qu'ils achetaient, mais cela restait très difficile à garantir. Il fut cru car il vendait par ailleurs d’excellentes pièces à des Musées. En 1939, Yamanaka & Co. fit l'objet d'une enquête pour suspicion de violation des réglementations douanières et accusé d'avoir manipulé les prix des marchandises et déposé de faux rapports.

Fakes, a word that I attribute to any sculpture manifestly made or modified to deceive, began with Yamanaka.The founder of Yamanaka & Co. was born Adachi Sadajiro (安達定次郎) in 1866 and started working as apprentice with Yamanaka Kichibei (山中吉兵衛), antique dealer in Osaka. Sadajiro worked hard and eventually married Yamanaka’s eldest daughter and took the Yamanaka family name. Having observed westerners frequenting antique shops in newly opened Japan, he saw an opportunity to promote the export of Japanese products and began to think about opening Japanese art shops abroad. He hired a number of netsuke-shi, who were out of work, like Mitsusada and Mitsushige both Mitsuhiro pupils to make netsuke that  westerners were looking for and signed them with the name of their Master to sell them. Buyers wanted to be sure of what they were buying but that remained very difficult to guarantee. In 1939, Yamanaka & Co. was investigated on suspicion of violating customs regulations. The authorities charged Yamanaka with manipulating prices and filing false reports.

        The president of the association refused that I took care of the choice of pieces and wrote the catalog of the exhibition because I would have refused to include the Soju snake and questionable pieces like those  which come out of the workshop of Yamanaka and which are from the same hand with different signatures. But I would have put the right description for this excellent and rare ivory mask with one tooth of Ushumaï,  which has nothing to do with tthe Nô mask of Warai-jôb . This mask is a Ryukyu mask used in the Angama Pashi dance on the 13th of the 7th month of the lunar calendar. A dance for the festival of the dead in which two masks are used, Ushumaï and his wife Nmi. You can still see this dance performed in the city of Ishigaki, as I did, but perhaps elsewhere also. The dancers go from house to house as visitors from the next world. I discovered this while I was in Okinawa doing research on Sokeï.  

 

Le président de l’association a refusé que je m’occupe du choix des pièces et du catalogue de l’exposition car j’aurais refusé d’y faire figurer ce serpent et des pièces douteuses comme celles-ci qui sortent de l’atelier de Yamanaka et qui sont de la même main avec des signatures différentes

Mais j’aurais mis la bonne description pour cet excellent et rare masque en ivoire. Ce masque en ivoire avec une dent représente Ushumaï, un masque de Ryukyu utilisé dans la danse Angama Pashi le 13 du 7ème mois du calendrier lunaire. Une danse pour la fête des morts dans laquelle deux masques sont utilisés, Ushumaï et sa femme Nmi. Vous pouvez toujours voir cette danse exécutée dans la ville d’Ishigaki, comme je l’ai fait, mais peut-être aussi ailleurs. Les danseurs vont de maison en maison en tant que visiteurs du monde à venir. J'ai découvert cela lorsque j'étais à Okinawa et que je faisais des recherches sur Sokeï. Je l’ai publié mais à quoi bon?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’aucun n’hésite pas à faire incruster des yeux et changer les jambes pour que le netsuke face plus de 10cm car à cette taille ils se vendent plus chèr, ou même a rajouter une signature 

comme celle de Masano de Kyoto sur ce rat, mais l’ayant vu avant et pris des photos, j’avais refait des photos et je les ai publiés. Ce rat disparu quelque jours pour réapparaitre sans la  signature le jour de la vente. La signature 

 rajouté est celle de gauche la bonne celle  de droite  avec le rat de Masanao. Maintenant je ne suis plus autorisé à prendre des photos chez certain commissaires prisseurs et leur porte me sont pour  ainsi dire fermé. Encore récement…

 

Someone does not hesitate to add eyes and change the legs so that the netsuke measure more than 10cm because at this size they are sold more expensive, or even to add a Masanao de Kyoto signature like on this rat   but having seen it before and took photos, I took again some photos and published them. This rat disappeared a few days to reappear without the signature on the day of the sale. Now I am no more allowed to take photos in some auction rooms and I am no more welcome in a few places…The signature on the left is a fake the other one is the genuine one.

                                                                                                                      

Ayant voulu me renseigner sur la pseudo-origine des pièces avec ces numéros collés récemment je téléphonais à l’étude et ayant demandé à parler au commissaire-priseur, j’attirais l’attention de Maitre Hoebanx sur des erreurs de leur catalogue de la vente du 12 DÉCEMBRE 2019. Je me suis vu traité de malade mental, lorsque je lui ai dit que le N°80 était une dent de sanglier et pas de phacochère, il m’a répondu qu’il était chasseur et qu’aucun sanglier n’avait de telles dents (il n’a pas dû en voir beaucoup). J’avais au préalable cru bon de lui mentionner que sur le tsuba N°34 le décor n’était pas des Kaki mais des Nanten et que la signature de l’étui à pipe N°30 était inversé. Quand j’ai voulu lui dire que la vache signé Tomotada n’était pas… il m’a insulté et a raccroché. J’en conclu que prendre les gens pour des ‘cons’ est une habitude chez ces gens-là. On devrait leur rappeler la chanson de Jacques Brel…

On peut se demander pourquoi il y a tant de bêtise dans ce catalogue et pourquoi on utilise des termes totalement impropres pour des descriptifs absurdes, un exemple le lot n°24 

Le jichimu est un arbre tropical du sud-est asiatique (Sennea siamea, également appelé Cassia siamea) , en anglais :  Pheasant wood. ou chiken wing woood. de son nom chinois.  Jichimu n'est pas du japonais mais du chinois , 鶏翅木、Pourquoi vouloir faire savant en utilisant du chinois pour un objet japonais? Alors que ce bois n'est rien d'autre que le tagayasan japonais, bien connu. Pourquoi un commissaire-priseur va mettre un nom chinois à un objet japonais?  dont le décor dit de ‘ karakusa’ est de pure fantaisie et n’a rien à voir avec des fleurs de Lotus même stylisées. Est-ce pour cacher son incompétence ? 

J’en ai bien l’impression et j’en passe et des meilleures dans son catalogue. Comment peut-il y avoir chez ces gens-là des êtres aussi prétencieux, arrogant, impolie et malhonnête…

 

!Having wanted to find out about the pseudo-origin of the pieces with these numbers pasted recently and having asked to speak to the auctioneer, I drew Maitre Hoebanx's attention to errors in their catalog for the sale of DECEMBER 12, 2019. I saw myself treated as a mental patient, when I told him that No. 80 was a boar tooth and not a warthog, he replied that he was a hunter and that no boar had such teeth ( he must not have seen many). Previously I had thought necessary to mention to him that on the tsuba N ° 34 the decoration was not ‘Kaki’ but ‘Nanten’ and that the signature of the pipe case N ° 30 was reversed. When I wanted to tell him that the cow signed Tomotada was not ... he insulted me and hung up. I conclude that taking people for stupid is comon among these people. We should remind them of Jacques Brel's song…

One can wonder why there is so much stupidity in their catalog and why they use totally improper terms and absurd descriptions, an example the lot n ° 24

Jichimu is a tropical tree from Southeast Asia (Sennea siamea, also called Cassia siamea). In English: Pheasant wood. or chicken wing woood. of his Chinese name. Jichimu is not Japanese but Chinese, 鶏 翅 木 、 Why do you want to be a scholar by using Chinese for a Japanese object? While this wood is nothing other than the well-known Japanese tagayasan. Why is an auctioneer going to put a Chinese name to a Japanese object? whose decoration called ‘karakusa’ is pure fantasy and has nothing to do with even stylized Lotus flowers. Is it to hide his incompetence? May be ! How can there be such arrogant, rude and dishonest people in this business? …The truth is hard to hear

Toutes vérités n'est pas bonne à dire                                                     all truths is not good to say

Mais  je ne suis pas très japonais où plus large est la face, plus large est le dos

Le sculpteur de ce netsuke est probablement un européen car quand on considère l’angle d’attaque des traits de la signature celui-ci n’est pas possible, hors le début d’un caractère est très important, il est évident que le sculpteur n’a rien compris à la signature. On ne peux pas recopier une cursive sans en connaître les caractéristiques. Le début du caractère est très important car la cursive de la clef est la même pour tous les caractères utilisant ce radical. Si on regarde le second caractère on voit bien que le sculpteur n’avais aucune notion de la graphie.

 

 The carver of this netsuke was probably a European as he has no understanding of Japanese Kanji and how to write it. The angle and the beginning of the stroke are completely wrong. One can’t write in  a cursive script without knowing the radicals! This is also evidenced by the second character that clearly shows the carver had absolutely no idea of the written form.

Ce Shishi est visiblement un faux tardif, car le sculpteur a utilisé de l’encre de chine mélangé à de la colle avant le polissage mécanique de sa pièce pour créer cette crasse imitant celle acquise par un netsuke porté au fil des ans, comme on peut  le voir sur ces agrandissement de quelques détails. De même cette patte gauche se rattache au corps d’une façon très bizarre.

This Shishi is apparently a late forgery as the carver has tried to age it by applying some charcoal ink mixed with glue as shown in these enlargements, and mechanically polishing it to give the appearance of wear . Also, the carving of the left leg is very awkward and connected to the body in a very strange way.