Qui était Tomokazu

Un peintre, un charpentier ou une légende.

 

De nombreux articles sur Tomokazu ont été publiés dans le « Netsuke no Shizuku » . Je les ai lus mais aucun ne m’a convaincu et les documents fournis ne mentionnent pas son nom. Les “hata” 幡 et “jin” 陣  sont des bannières de soies brodées et non des panneaux de bois et les “Niko gako“ des boddhisattva et non des animaux. Ces panneaux de bois du sanctuaire de Inaba  ont été donnés par Shibata. Mais étant donné que de génération en génération les Shibata portaient tous le même prénom, Shirobeï, on ne sait lequel. Tomokazu serait entré à leur service à 17 ans : étrange à cette époque ! L’apprentissage commençait à 10 ou 12 ans ; à 17 on était déjà un homme.

Ces sculptures laissent penser que Tomokazu fut un charpentier et nous savons que bon nombre d’entre eux sculptaient des netsuke pendant les grands froids lorsqu’ils ne pouvaient pas construire. J’aimerais savoir sur quels points précis l’auteur s’appuie pour affirmer que ce coq est le travail d’un jeune homme de 20 ans. Fig.2

Par ailleurs si l’on compare ce Dragon de Tomokazu avec ce Kiba fig. 3,  là nous avons quelques similarités. Regardez les sourcils, la mâchoire inférieure qui avance, le nez écrasé avec de grands naseaux, la barbe épineuse autour de la bouche ; même dans les griffes on trouve des similarités. On pourrait dire que c’est le travail de Tomokazu ou qu’il a copié ce Kiba pour faire son dragon et affirmer ainsi que c’était un charpentier, mais nous ne connaissons pas la date de ces sculptures. Il serait intéressant de les dater au carbone 14.

Affirmer que Tomokazu fut l’élève de Tomotada sur des “On dit” n’est pas crédible. Il y a peu de chance qu’un charpentier devienne l’élève d’un grand sculpteur d’ivoire car les techniques sont très différentes. On gratte l’ivoire mais on taille dans le bois. On ne peut discerner dans le style des deux artistes  des similitudes. D’autre part si Tomokazu s’était rendu célèbre au 18e, il devrait figurer dans le “Soken Kisho“ comme Okatomo . S’il était célèbre, pourquoi ne figure–t-il pas parmi les sculpteurs  ayant travaillé pour le clan comme Tametaka, Tadatoshi,  les frères Sawaki et bien d’autres. Pourquoi n’y a-t-il pas trace de lui dans les diverses publications donnant des informations sur les personnages célèbres du moment. Tomokazu, fondateur de l’école de Gifu, me semble relever de la légende, de même que son histoire avec Shibata. Il est dommage que l’on n’ait aucun écrit, que tout soit des racontars, comme si on avait voulu créer ou valoriser cet artisan. Mais au fait, qui a prétendu que Tomokazu était le fondateur de l’école de Gifu ? Gifu avait depuis longtemps était divisé et ne représentait plus  rien.

Si l’on considère le problème du TOMO qui fait dire à certains japonais qu’il est l’élève de Tomotada, je vous propose une autre alternative .Il n’est pas impossible que Kojima Rotetsu, né à Nagoya en 1793,  soit  Tomokazu fig. 4. Ce peintre s’appelait Yuichiro ;  c’était un peintre de l’école Kano qui créa sa propre école. Il utilisa les kanji 友一 pour signer certaines de ses œuvres. On sait qu’il pratiqua la sculpture, mais il n’est fait pas mention de Netsuke ;  ce qui n’est pas une surprise, car de nombreux peintres comme Miwa Saieï firent des netsuke. Qui connaîtrait le célèbre Yoshimura Shuzan comme netsuke shi, si nous n’avions pas le “Soken Kisho“ pour l’attester. Comme il utilisa le caractère Tomo à diverses occasions, il se pourrait qu’il soit Tomokazu ; mais alors la lecture devrait être Yuichi. Cette supposition me semble plus crédible que  le Tomo venant de TOMOTADA. Cet homme était un excentrique qui ne se maria jamais et l’Art était sa seule famille ; il habitait un ermitage, se moquait des prétentieux et ne faisait aucun effort pour être bien habillé. C’était un fumeur invétéré qui essaya bien d’arrêter mais n’y réussit pas et il mourut à 60 ans en 1852. Là est le problème : on dit que Tomokazu mourut à 70 ans.

Les dates correspondraient avec le style et avec les dates de ses élèves, Ikkan né en 1817 et Masakazu en 1839 ; l’apprentissage commençait généralement à dix ans.  Ne croyez pas que j’essaie de prouver que Kojima Rotetsu et Tomokazu ne font qu’un. Je tente seulement de montrer que cette possibilité est tout aussi valable que celle fondée sur les dires de Oda Kan Emon et je ne crois pas beaucoup à cette histoire. C’est l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu la bête ; c’est ainsi que l’on crée des légendes comme la bête du Gévaudan, des « on dit ». On sait que plusieurs sculpteurs de netsuke furent des peintres comme Miwa Saieï réputé pour ses peintures de singes mort en 1789  (le deuxième Miwa) ou Yoshimura Shuzan qui ne signa pas ses netsuke et sans le « Soken Kisho » personne ne le saurait.

Le problème avec Tomokazu et la plupart des sculpteurs de netsuke, c’est le manque d’informations fiables, car au Japon la sculpture n’était pas considérée comme de l’Art, l’artisan qui ne travaillait pas pour un clan, n’aurait pas pu vivre de sa sculpture.

Pour ma part je pense qu’il y a eu deux Tomokazu, un travaillant aux environs de 1800 et l’autre vers 1850.  Le premier travaillait  en inscrivant sa sculpture dans des ovales fig.5, alors que le second utilisait des carrés fig. 6. Mais tous les netsuke que j’attribue au premier ont une patine et une usure bien supérieure à celle du second. Les yeux sont très beaux, ovales et ont des paupières courbes ; les oreilles sont ourlées ; ce sont des caractéristiques que l’on retrouve chez son élève Masakazu de Gifu fig.7 qui mourut dans le tremblement de terre de 1891 à l’âge de 53 ans. Lui aussi travaille dans des ovales et fait des netsuke similaires et bien différents du second Tomokazu dont les oreilles des singes ont l’aspect de tuiles;  il est inconcevable que cet artiste ait pu être l’élève de ce dernier car sa sculpture est beaucoup plus souple et réaliste.  Là encore il y a une confusion, et les Japonais  le confondent avec Sawaki Masakazu qui travailla pour le clan de Nagoya.  Lorsqu’ on cessa de porter des netsuke, il arrêta la sculpture pour travailler à créer des décors pour la compagnie qui fabriquait des cloisonnés à Nagoya jusqu’à ce qu’il fût engagé par Yamanaka d’ Osaka pour faire des Tomokazu destinés à l’exportation fig.12. Un dictionnaire donne même ses dates mais l’auteur n’avait pas eu connaissance de la photo de Sawaki Masakazu. Nous avons une photo fig.8  alors qu’il travaillait encore à Nagoya prouvant qu’il avait déjà plus de 60 ans, car visiblement ce n’est pas le portrait d’un homme de 50 ans.

Yamanaka écrivait aux collectionneurs occidentaux leur demandant ce qu’ils désiraient. Naïvement ceux-ci  demandèrent des Tomokazu et des Mitsuhiro  car ils avaient eu en main un netsuke portant cette signature et visiblement d’excellente qualité. Aussi  Yamanaka fit venir à Osaka Sawaki Masakazu pour refaire des netsuke et les signer Tomokazu.  Il  fit aussi sculpter des Mitsuhiro par Mitsushige et Mitsusada qui étaient des élèves de Mitsuhiro. Il est probable que d’autres artistes aient signé Tomokazu, mais contrairement aux Japonais, je ne crois pas que ce soit le cas d’ Ikkan.  Je ne vois pas pourquoi il signerait de son nom des pièces visiblement copiées sur Tomokazu montrant qu’il n’a pas encore la maîtrise de sa sculpture pour plus tard signer Tomokazu des pièces parfaites. A mon sens cette théorie ne tient pas. D’ailleurs les singes de Ikkan ont un regard et des membres bien différents ; on peut voir sur ces deux photos fig.9 l’évolution de l’artiste dans la lourdeur des membres, toutefois on note déjà le regard dur et agressif de Ikkan. Ikkan dont le nom était Takaoka est né en 1817 et  mourut le 9 juillet 1893. Il fut un prêtre de la secte Jodo Shinshu au temple Kyosan qui fut détruit en 1945 lors d’un bombardement de Nagoya. On le voit en photo avec Sawaki Masatoshi(1835-1884) sur le journal, “Aichi ken Jimbutsu shi“. Si Tomokazu est mort en 1818, comment peut-il avoir été son élève et comment Tomokazu peut-il avoir été le maître de Masakazu de Gifu né en 1839. Quand on regarde les pièces de ses élèves on peut se demander s’il n’avait pas gardé  un prototype, peut-être son chef d’œuvre que ses élèves copièrent fidèlement en fonction de leur talent comme c’était la tradition chez les fabricants de masques de Nô. 

 Tomokazu, fondateur de l’école de Gifu, me semble relever de la légende, de même que son histoire avec Shibata. Il est dommage que l’on n’ait aucun écrit, que tout soit des racontars, comme si on avait voulu créer ou valoriser cet artisan.

Pour les Japonais il en va tout autrement et ils pensent que le premier est celui dont les pièces s’inscrivent dans un carré. Ils fondent leur théorie sur le fait que dans le Musée des Tokugawa il y a un singe qui aurait été donné par Tomokazu au seigneur. Mais quand et pourquoi Tomokazu ne figure pas parmi les sculpteurs ayant travaillé pour le clan. Ce singe fig.10 est attaché à un Inrô de Kajikawa Bunryusai II à décor de coq, ce qui est très curieux et peu logique. D’autre part la corde de cet inrô ne semble pas celle d’origine et n’est pas tressée manuellement.  Dans la collection il y avait à l’origine 67 inro et netsuke et maintenant plus que 37 ! Où sont passés les autres ? Cette famille n’a jamais vendu ses biens ; alors je suppose qu’il y a eu quelques tripatouillages, mais les Japonais prétendent que c’est impossible, sinon le conservateur aurait été obligé de se faire seppuku,  ce qui pour moi n’est pas crédible !...

Dans la seconde vente Wrangham Il y avait un Tonkotsu, fig.13 en bois teinté noir sculpté en haut relief d'un dragon parmi des nuages tourbillonnants signé "Oki no ju Tomokazu saku". Le travail et la signature étant bien de Tomokazu fig. 14, celle-ci atteste que Tomokazu vivait alors à Oki, une des huit provinces du "San-in-do" formée par les îles Oki où les criminels politiques, et les gens qui critiquaient le gouvernement étaient banni. Même des religieux à causes de protestations interférant dans la politique. Les îles Oki constamment battues par de fortes tempêtes étaient réputées hantées par des dragons (voir la légende de Tokoyo). J'ai pensé détenir une piste, qu'il avait des chances que Tomokazu ait été banni sur cette ile. Dieu seul sait pourquoi, mais cela expliquerait que son nom ne figure pas parmi les gens célèbres mentionnés dans les documents. Mais hélas après quelques recherches à Oki, il n'y a à ma connaissance aucune trace de lui. 

Avant d’étudier un sculpteur de netsuke et ses œuvres, on doit prendre conscience qu’un netsuke est fait pour être caressé au creux de la main; c’est un objet tactile et pour pouvoir l’apprécier pleinement il faut le prendre en main et l’observer avec attention. Le travail des grands maîtres montre un style et un travail puissants indéniables. Chacun a ses propres caractéristiques. Pour les étudier il faut avoir en main des pièces authentiques ; on peut ensuite déterminer ce que l’on attend de leurs autres œuvres. Cependant une attribution est toujours difficile et doit être fondée sur un certain nombre d’observations stylistiques. L’incrustation des yeux donne vie au sujet en lui conférant un air malicieux ou triste, alors que la copie reste toujours dénuée d’expression. Le visage est une partie très importante à étudier.

Je suis intimement persuadé que chaque époque a son faire bien à elle, une façon de travailler la matière. Chaque centre artistique a son style et sculpte diversement d'où un air de famille. Chaque artiste traite le sujet avec sa personnalité et son talent, alors qu’on suspecte chez les copistes l’artisan en lutte avec les difficultés et l’on veut voir si l’on a à faire à un original , il suffit de mettre les pièces côte à côte : l’une n’existe plus et perd toute puissance même si par ailleurs elle est charmante et faisait son effet auparavant,  car plus un artiste se vend ou est demandé, plus il suscite de plagiaires qui n’ont pas la maîtrise de la ligne, des courbes ou des volumes et qui laissent deviner les reprises. Les grands maîtres ont une liberté de sculpture. Seules une longue expérience et la connaissance du faire d’un artiste comptent. Ayez les yeux pour voir et vous ne serez pas en peine de dire : « c’est de lui »  ou « ce n’est pas de lui » . Mais l’un n’est pas l’autre ni pour le vendeur, ni pour l’expert qui touche son pourcentage ; et le prix de l’élève n’est pas le même et parfois on ne tient pas compte que l’artiste est gaucher.

Nous n’avons hélas pas accès au recensement de population de 1840 mais si un jour quelqu’un peut y avoir accès et faire des recherches, nous saurons tout sur ces artistes ; pour l’instant nous ne pouvons que fonder nos affirmations sur l’étude stylistique et la qualité du travail.

 

イギリスのエドワード ランガム氏(大英帝国四等勲士) のコレクションの2回目のオークションカタログのNo.315 龍意匠木彫とんこつ煙草入れには、「隠岐住友一作」のサインがある。(fig.5)初代友一の猿の根付のサイン(fig.5&14)と比較しても、その字体は非常に似ている。

このことから、友一が、隠岐に島流しにあった可能性がある。友一に関する文献が存在しないのもこの所以とも考えられる。江戸時代には、政治的に罪人とされた文化人も多く、このような島には、素晴らしい独自の文化が存在した。

 

Who was Tomokazu? A painter or a  carpenter or a legend

 

Several articles have been published in Netsuke no shizuku. I read them but to me there is no convincing evidence and the documents do not mention his name. The Hata and Jin are silk embroidery banners  and not wood carvings and the Niko Gako  are boddhisatva fig.1. If Tomokazu was Born in Genbun (1736-1741).  He was very young when the big fire of Kanpo 3 burnt down 43cho that gave work to Daiku but I did not see on this document any mention of carvings. The Hata幡 are embroideries which is normal for a kimono dealer and the 4 Jin陣 does not mean carvings. Niko and Gako are Bosatsu. These are two different things, and there is no mention of Tomokazu but only of lantern makers.

I would like to know on what specific points this coq fig2 is the work of a 20 years boy there is no argument. But if we compare this Tomokazu Dragon with the Kiba fig.3 then we have some similarity Look at the eyebrows, the lower jaw of the dragon goes forward, the nose is squash with rather large nostril, the spinny beard round the mouth, even in the claws there are similarities. That is more substential to say it might be the work of Tomokazu or Tomokazu copied it And then Tomokazu was a carpenter.. But we do not know the date of this carving It would be worth it to take a piece of this wood to date it by carbon14 process.            

It is not relevent to say that Tomotada might have been the teacher of Tomokazu. It is very unlikely that a carpenter would study with a famous ivory Kyoto carver,  since the technique is far too different. You scrape ivory but cut wood.. This argument is based on the story of an old man and I wonder how far it is reliable. What I want to put forward is  that if he was famous in the 18th century He would then been mentioned in the Soken Kisho, especially if he was a pupil of Tomotada Since Okatomo is mentionned. So to me Tomokazu was not yet famous and never was a Tomotada pupil. I do not accept the story about Tomokazu being a pupil of Tomotada. Since there is no substential proof, just  anecdotal evidence. And nothing in the style could remind you of tomotada's works.

If we consider the fact about the Tomo that make some Japanese think he was a pupil of Tomotada, which is supported only by the reference to Ueda Reikichi, and I have demonstrated that in 3 cases he was wrong in spite of the marvelous work he has been doing . Just to mention one : about Takusai, Ueda writes the first Kanji with the key of the king when on his grave his name is written with the key of the mouth. That means  he did not go everywhere to make researches. So to beat the « Tomo » theory I have an alternate theory.

Another possibility is that Kojima Rotetsu born in Nagoya in 1793 was Tomokazu. This painter was called Yuichiro and he used  the kanji 友一 in several instances.  He was a Kano school painter but he did some Makie and carving that he signed Yuichi, which can be read Tomokazu and we find this signature on some drawing as well. Healso used  the signature Yushichi ( tomo nana7). SInce he used the kanji Tomo on different occasions, it is more likely that he could be Tomokazu but then the Reading should be  YUICHI that would be a better  supposition than the Tomo coming from Tomotada . This man  from Owari was an eccentric who made fun of pretentious people. He never married,  which is an other similarity with Tomokazu,. Art was his only familly. He lived in an hermitage. He did not dress up, and he was an heavy smoker who tried to stop smoking several times but never succeeded. He died at the age of 60 in 1852 Fig4. The problem is that Tomokazu is said to have died at 70. This man was  a poet and a friend of an other poet older than him called Otsubo Shibutsu (1767-1837). Most of the inspiration of Shibutsu came from  encounter with artists and intimate Relationship between painter and poet, the notion of painting was a source of artistic creativity for this poet who was a vagabond travelling 

The date would fit with the style and the date of  his pupils : Ikkan, who was born in 1817 and Masakazu,  born in1839. Apprentiship usually started at the age of 10.

Rotetsu studied Kano school painting with Yoshikawa Yoshinobu then Yuan and Ming famous painters and he had his own school of painting , but nothing is said about netsuke. Since  they were of lesser importance at the time, and we know that he carved but not what, then this possibility is as good as the other one until we find a kakihan on a Tomokazu netsuke that we can compare to those on his paintings. . And we know that a number of painters did carved : the famous Yoshimura Shuzan.  Who would know that he made netsuke if the Soken Kisho was not there to attest  it.   

We have other painters who carved netsuke like Miwa  Saei  who died on  July 7 of the 1st year of  Kansei ganen(1789). He was the second Miwa since Inaba was not sure of his name.

Please do not assume that I am trying to prove that  Kojima Rotetsu is Tomokazu. I am only attempting  to assert that this possibility looks more substantial than the one based on what Oda  Kan emon wrote. What I am stating  was found in three books with paragraphs of  7 to 12 lines about this painter.  But nothing is said about his youth .

The problem with TOMOKAZU  and  other netsuke-shi is the lack of reliable documents since in Japan sculpture was not consider as an art form and the netsuke shi were only craftsmen paid as a journeyman. With nobody to hire him he could not have live on netsuke. Anyway

To me there is a confusion : there are two Tomokazuu carvers. one working around 1800.  I would say Bunka-Bunseï and one around 1850

I If he died in Bunka (1804-1818)  70years old or in his 70s, perhaps 79.  How then could he have taught Ikkan born in 1817 who made some netsuke signed carved at the age of 77 ?and Masakazu born in1839 ?

Ueda says he died in Tempo let say Tempo Ganen 1830 then he was born in Horeki that  does not fit as well. Ueda said that he went to work for Shibata (which one) at the age of 17 but usually an apprentice start at the age of 10. At seventeen you are a man.

He like carving and devoted all his time to the use of the knife or the writing brush. While his fellow workers were asleep he assidously practiced carving, making great progress. One day his master happened to see his work and was lost in admiration. There after the master gave Tomokazu his full support. Specialized in carving netsuke. Later went to Kyoto where his name became well known When ? obviously after the Soken Kisho (1781). If he died the last year of Tempo (1844) he could have teach Ikkan but not Masakazu whose eyes are very similar.Fig.7

If we could have access to the 1840 Census! We would know. We have only what the man who was told by the man who knew the Shibata was told—Bla bla bla. This  is what we call « On dit » in France, meaning that which is not  reliable.

The document written in 1935 by Noda Kan-emon seems a bit fancyful  . The author says that Tomokazu was a pupil of Tomotada but that is nonsence since there is no similarity in the carving and  Tomotada worked in ivory. Why a wood carver would learn to work in ivory and never make any pièces in this material ? the ivory with a Tomokazu signature are late Meiji at least. I guess that Ueda took his information from this document without checking anything

These panels from the Inaba shrine are supposed to have been given by Shibata but which one since from génération to génération they had the same name : Shirobei . Those carving  would show that Tomokazu was a Miyadaiku and we know that a number of them were making netsuke when it was too cold in this mountains to build but then he would have carved them at the age of 7.

Before discussing specific netsuke artists and their works, we should note that netsuke is a tactile art, and in order to be appreciated fully, pieces should be handled as well as seen. 

The works of master artists show powerful carving and style.  Each one has his own   characteristics, and by handling and studying undoubtedly genuine pieces one can decide what is to be expected from their works. However; a positive attribution is quite difficult and should be based on a number of stylistic observations. The inlay of an eye will give life to the subject. It can be malicious, doleful, inquisitive, threatening, or full of melancholy while a copy will be inexpressive.  The face is a very important point

We should not ignore  Tomokazu’s pupil Ikkan. This monkey fig. 9 signed ikkan  the arms and legs are poorly carved but you already find in it a number of other detail which announce the future style of the artist the heavy limps and the eyes which are hard with a little agressivity in them.When you look at their works of art you wonder if Tomokazu did not keep a prototype I would say is best carving of a rat which his pupils repeated according to the measure of their talents. This was the tradition for No masks. He might as well have repeated himself the same model without getting to his masterwork.

 Look at this plump rat holding a soya bean pod fig11, its tail coiled beneath its body forming a natural himotoshi. One finds the same model with different signatures, some signed Ikkan.

Ikkan, whose name was Takaoka, was born in 1817 and died on July 9th 1893; he lived in Monzen-cho. He was a priest of the Jodo Shinshu sect at the Kyosan-ji, which was destroyed in 1945 in an air raid on Nagoya. Ikkan can be found in the Aichi ken Jimbutsu shi published in 1875 with Sawaki Masatoshi (1835-1884) who carved  netsuke of a rat holding a pimento which is directly influenced by Ikkan . But not mentionned in the Japanese  school tree  given by Mr. Ishihara neither his Brother Masakazu.  Ikkan’s son Soya worked for the export trade and died in 1904. He signed in Kaisho when his father signed in Sosho

Sawaki Masatoshi is known as a carver since he worked with his Younger brother Masakazu for the Han  He was born in 1835, when he was a child he enjoyed carving and as he grew up his talent became évident and everybody was talking about him And at the begining of Meiji he worked for the Emperor and from Meiji 12 he  carved musiclal instruments He died on the 5th of August 1884. His younger brother Masakazu worked latter for a company making enamels and draw Shippo designs. Then he was hired by Yamanaka  to make Netsuke signed Tomokazu and moved to Osaka fig.8

This netsuke fig.10 in the Tokugawa museum with a supposed certificat that was not   published but that is dated 1851 To me it is the date of this netsuke If this netsuke was presented to a Tokugawa It should be with  a Hakogaki (inscription) and a tomobako (Box) but NO !  it is not by Kano Tomokazu but by the second. It has all the features of the second Tomokazu.

It is attached to an inro by  Kajikawa Bunryusai the 2nd who was working arround 1844-1850 the first one is 1775. At the end of Edo there was 67 inro and now 37. What happened to the others ? The inro design is a coq on a drum. What is a monkey doing here ? Furthermore, the cord is  not a hand made Edo inro cord ; apparently there has been some rigging.  But Mr Ishihara said it is impossible or the curator would have made sepukku.. .

  Mr Ishihara made a god study of the subject but he is victime of the depth of honoring one's elders in Japanese culture which demands a respect totally foreign to us. We Westerners feel no compunction about arguing with anyone if we feel he is wrong. The fact that 30 pieces have disappeared during the Meiji period and the fact that this netsuke is attached to an inrô with the design of a cock should have make him suspitious . who would believe that a Tokugawa would carry an inro with a cock design attached to a monkey. But Mr Ishihara said that if the Daimyo was born in the year of the Monkey and like peace it would have used such set.He did study very well many pièces but starting on a wrong base. The Tomokazu in the Museum is by the second and not the 1st. 

How many Tomokazu existed ? The difference between Kano Tomokazu and his followers is evident in the shape of the piece fig.5 and the way it was tinted . His monkeys have a reptilian face and large ears with turned under skin; they are of an oval shape  Those which can be inserted in a square are likely to be from a later Tomokazu. Even the eyes are square and ears flat, the eye lids are straight they are those of the second Tomokazu and are tinted in two very distinguished tones, some times the teeth are inlaid in ivory.

Some Japanese believe the different Tomokazu artists can be differentiated by signatures and think that the first signed with the fourth stoke of Tomo, being a loop without any break.  But a signature might change slightly during the life and more over some change their name or add a dot or a kanji like SAÏ. This is not very convincing and a signature is easy to make when one studies the various sculptural styles carefully

That one fig 12 is working in a triangle and putting a dot to the Tomo and Mr Ishihara say that is Masakazu  I agree if we say that it is Sawaki but It is very unlikely that it could be the one from Gifu How an artist would have changed from this fig.7 to that fig.12.

Masakazu, who died in the terible earthquake in 1891, should have worked  after 1860, if we consider that  a boy started his apprenticeship at the age of ten.

if he signed Tomokazu for export it should be after 1875. His netsuke have the same kind of eyes and ears than the one that I call the first Tomokazu and he also worked in the oval shape. It is not likely that he was a pupil of a carvers who carved flat ears and square head and eyes.

In the second Wrangham sale there was a wood tonkotsu carved in high relief with a dragon amid swirling clouds on a ground of key fret, the wood dark stained and the eyes inlaid with pale translucent horn, signed in a rectangular reserve "Oki no ju Tomokazu saku" (Fig.13)The signature states that Tomokazu was living in Oki, one of the eight provinces of the San-in-do formed by the Oki islands. This signature  and the carving is Tomokazu's fig.14 and gives may be some clue since Oki was an Island where political criminals and people who criticized the Governement were exiled It was well known that Oki island constantly beaten by strong storms was haunted by dragons (see the legend of Tokoyo) . That would explain why we do not find reliable information. But in Oki I did not find any information about him, but may be some Japanese would... 

I do not say I am right, but  my spéculations are as good as others There are no convincing arguments and the chronology does not fit.  « On dit » is always questionnable .All that is spéculation.

Keep in mind that Tomokazu is not mentionneded in the Soken Kisho. And he was a very good artists some are  recorded like Masatoshi and Masakazu because they have worked for the Han

But if any of you in the future can study the 1840 census, then we will know everything.  Up to now, it does not seem to be extant. Until more documentation is available, we can only go by the style and the quality of the work of art.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Figure 3

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Figure 8

Figure 9

Figure 10

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Figure 13

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Figure 14